2024 pour les soins, 2025 retour au code !
Résumé : En 2025, après une année de convalescence, j'ai repris le codage et j'ai trouvé un nouvel équilibre. J'ai quitté mon confort pour Grenoble, découvrant une nouvelle vie sociale et professionnelle. Après un passage en société de service, je suis retourné au freelance, profitant de l'été pour me perfectionner en React.js et explorer ma nouvelle ville.
J’ai précédemment partagé l’état de mon 2024, dédié à me soigner et récupérer d’un trop-plein de beaucoup de choses. En 2025, je suis revenu au code et j’ai trouvé un nouvel équilibre. J’ai la chance d’avoir travaillé sur les projets de deux grands groupes français, et j’ai aussi rompu l’isolement dans lequel je m’étais niché auparavant.
Quitter ma ville, mes amis, pour Grenoble que je ne connais pas, où je ne connais personne
En octobre dernier j’ai vendu presque tout ce qui m’appartenait : mon iMac, ma grande télé, mes deux bibliothèques remplies, mes consoles. Bref, beaucoup, proche du tout.
J’avais un grand duplex, avec un grand jardin sans vis-à-vis, dans un endroit calme et ensoleillé, au centre d’une petite ville calme et active.
J’ai quitté ce luxe. Avec rien de plus qu’une valise j’ai pris un train pour Grenoble. J’ai emménagé dans un petit studio. J’ai décidé de quitter mon confort pour le peu, de rompre mon cercle social pour un tout nouveau. Bref, je suis arrivé nu, sans rien, dans peu. Et c’était une excellente initiative !
Le luxe du nouveau chapitre qui commence par une page blanche
En 2013 j’ai loué un studio un mois et demie à Tokyo, j’ai adoré que chaque pas me guide vers un nouveau, vers un inconnu qui se propose et devient familier. Inutile de s’envoler si loin pour retrouver cette sensation : arrivé à Grenoble, tout était nouveau. Les rues, les paysages, les musées, les salles de concert, les théâtres, les restaurants et j’en passe.
C’est faux d’imaginer tout perdre en changeant si drastiquement de vie. Mais ça m’a été très vrai d’expérimenter tout gagner.
Le retour du code, la brisure de l’isolement
La communauté de développeurs à Grenoble est riche, bien que le marché soit plus restreint que je ne l’ai anticipé. Il y a régulièrement des conférences techniques, des meetups, des rencontres.
J’ai quitté le freelancing en janvier pour rejoindre une société de service. Ma vie de freelance, à travailler 7 jours sur 7, isolé chez moi, est loin de ma nouvelle vie de salarié. Pour le coup, pas de surprises ici : un rythme de vie très confortable, beaucoup de développeurs avec qui discuter quotidiennement, et un salaire humble en comparaison à ce que j’ai connu précédemment lorsque j’étais à mon compte.
Depuis jeune je m’isole facilement, bien que je ne sois ni timide ni introverti. Mes dernières années d’isolement ont fait de mon arrivée dans cette grande entreprise une épreuve sociale difficile. Je me suis souvent caché dans les toilettes pour y laisser mes angoisses filer, ou j’ai quelques fois compté les marches de l’immeuble pour me déconcentrer de mes tourments.
J’ai rejoins une petite équipe pour une grande mission, tout était simple et fluide. J’avais les compétences techniques et sociales idéales pour le poste, et enfin coder est redevenu un plaisir, presque un jeu.
Anecdote : quitter un isolement de plusieurs années pour une vie sociale plus dans les normes m’a rappelé que c’était « normal » de tomber malade de temps en temps ! Une grippe par là, un rhume de temps en temps… J’en avais perdu l’habitude, j’avais même oublié !
Retour au freelance
En juillet j’ai quitté cette société de service. J’ai eu des bon retours sur ma personnalité. On m’a dit être agréable à vivre, fédérateur, souriant, compétent techniquement. Mais j’ai une personnalité qui semble mieux convenir au monde du freelance que des sociétés de service. Mon employeur, le client, mes collègues et moi-même tombions tous d’accord sur cette conclusion.
Rester au sein du périmètre du code me frustre, mes 5 années de freelancing avec des startups m’ont habitué à penser out-of-the-box, à chercher des solutions pour des problèmes qui ne concernent pas que mon rôle de développeur, à dire ce qui va et ce qui ne va pas, à dédier du temps à la rédaction de documentations et à participer à la montée en compétence des autres développeurs.
Et ces habitudes, fortes et à l’impact quotidien, ne sont pas appréciées de la même manière dans une très grande entreprise où les hiérarchies sont labyrinthiques et les décisions se font en plusieurs mois, au moins. On m’a quand même partagé que j’étais tombé dans une entreprise où tous les potards étaient positionné aux extrêmes, ça m’a fait une expérience des très grandes entreprises presque caricaturale mais très enrichissante.
Maintenant que j’ai repris plaisir à coder, et plus simplement à vivre et partager, j’ai déployé de nouveau mes ailes de freelancer.
Être freelance, en été
Juillet et août, c’est un peu une rocade à 3h du matin pour un freelance. Les opportunités de business sont minces, le climat est calme et reposé qu’on le veuille ou non !
J’en profite pour apprendre, expérimenter. Je prépare quelques articles, et je profite du temps qui passe.
Je suis très confortable avec React.js, j’ai envie de mériter le titre d’expert alors j’en profite pour creuser ça !
Et bon, je découvre les étés de Grenoble et c’est beaucoup plus confortable qu’on me l’a vendu. 2024 est bien loin derrière, et Grenoble et moi sommes bien partis pour faire des belles choses.